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LES RETRAITES REFUSENT D’ÊTRE UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT BUDGĖTAIRE, CA SUFFIT !!
LES RETRAITES REFUSENT D’ÊTRE UNE VARIABLE
D’AJUSTEMENT BUDGĖTAIRE, CA SUFFIT !!
La revalorisation annoncée de 5,2% au 1er janvier 2024 ne couvre même pas l’augmentation légale qui serait au moins de 5,35%, sans compter l’inflation des mois suivants (article L 161-5 du Code de la Sécurité sociale). Pour les années antérieures, la perte de pouvoir d’achat a été considérable et n’a jamais été rattrapée. La situation des retraités s’aggrave, notamment pour ceux qui perçoivent de petites pensions. Les prix flambent : les prix de l’alimentaire ont augmenté de plus de 12% de juillet 2022 à juillet 2023 et sur deux ans l’inflation dans les grandes surfaces est supérieure à 20%. En 7 ans, la perte du pouvoir d’achat s’élève à 8,4% en moyenne et atteint plus de 10% pour les retraités ayant subi l’augmentation de la CSG de 2018.
La paupérisation des retraités les plus modestes s’accroit de manière exponentielle.
Une fréquentation des banques alimentaires en 2022 en augmentation de 1,5 millions de personnes par rapport à 2011, plus d’un Français sur trois en découvert au cours de ces douze derniers mois et le nombre de dossiers de surendettement est en hausse de 11% sur un an en juillet 2023. Les différents médiateurs de l’énergie, des assurances, des bailleurs sociaux sont submergés de réclamations.
Par ailleurs, on relève que les dividendes versés par des entreprises françaises du CAC 40 atteignent de nouveaux records (plus de 46 milliards au cours du 2ème trimestre 2023). Le budget 2024 est très révélateur du mépris à l’égard des plus modestes avec le refus d’augmenter de manière substantielle les APL, la suppression des boucliers tarifaires, les économies faites sur la politique de l’emploi et la réforme de l’assurance chômage, sans oublier celles réalisées sur le dos des assurés sociaux.
LES RETRAITéS RECLAMENT LEUR DÛ :
UNE AUGMENTATION DE 10% DES RETRAITES ET DES PENSIONS
A Paris rassemblement à 14h métro Varenne
En Province, devant les préfectures
Les organisations du Pôle des retraités de la Fonction publique:
– La Fédération générale des retraités de la Fonction Publique (FGR/FP)
– L’Association nationale des retraités (ANR)
– L’Union nationale des personnels et retraités de la Gendarmerie (UNPRG)
– L’Union nationale des sous-officiers en retraite (UNSOR)
– La Fédération nationale des officiers mariniers (FNOM)
– L’Union nationale des retraités de la Police (UNRP)
L’État abandonne une partie de son personnel.
L’ÉTAT ABANDONNE UNE PARTIE DE SON PERSONNEL
Par une circulaire du 25 juillet dernier, le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques et le ministre des Comptes publics ont pris la décision d’exclure les retraités, pensionnés de l’État, du bénéfice des chèques vacances à compter du 1er octobre prochain, mettant en péril une action sociale interministérielle déjà mal en point.
Cette circulaire précise ans son paragraphe 2 :
– Qu’elle a « pour objet de recentrer le bénéfice de la prestation Chèque-vacances sur les seuls agents de l’État en activité
– 1 Que sont exclus du dispositif :Les fonctionnaires civils et les militaires retraités régis par le code des pensions civiles et militaires de retraite de l’État ;
– 2 Les ouvriers de l’État retraités ;
– 3 Les agents non titulaires retraités de l’État ;
– 4 Les retraités de l’État qui bénéficient du versement par l’État (partiel ou total) d’une retraite au titre des pensions d’États étrangers garanties.
De fait, les retraités les plus modestes qui en bénéficiaient ne pourront plus souscrire un compte épargne permettant d’acquérir des chèques vacances avec une aide de l’État, l’employeur. L’État devrait faire une économie de 10 millions d’euros à nouveau sur le dos de ses retraités.
INACCEPTABLE ET SCANDALEUX !
Les retraités sont, une fois de plus, une variable d’ajustement budgétaire que le Pôle des retraités de la Fonction publique condamne. L’État ne manifeste aucune reconnaissance envers ses personnels retraités.
Le projet de loi de finances pour 2024 va saigner la plupart des ministères avec des conséquences sur les fonctionnaires actifs et retraités ; une baisse de 5 % des crédits à laquelle s’ajoute un gel supplémentaire de 1 %. De plus, les crédits alloués aux opérateurs de l’État ne seront pas épargnés.
La paupérisation des agents publics, actifs et retraités, se poursuit :
- Perte du pouvoir d’achat, traitements et pensions non revalorisés à hauteur de l’inflation.
- Les droits à la protection sociale sont remis en cause par l’exclusion des retraités de la protection sociale complémentaire ou à des tarifs exorbitants.
- Les coupes budgétaires réduisent drastiquement les droits à une action sociale ministérielle et interministérielle.
L’État employeur doit respecter ses retraités et montrer sa reconnaissance envers eux pour avoir assuré tout au long de leur carrière un bon fonctionnement de l’État malgré toutes les vicissitudes auxquelles ils ont dû faire face.
Le Pôle des retraités de la Fonction publique appelle tous les retraités à se mobiliser à la rentrée en accord avec les autres organisations de retraités.
Les organisations du Pôle des retraités de la Fonction publique :
- La Fédération générale des retraités de la Fonction publique (FGR/FP)
- L’Association nationale des retraités (ANR)
- L’Union nationale des personnels et retraités de la Gendarmerie (UNPRG)
- L’Union nationale des sous-officiers en retraite (UNSOR)
- La Fédération nationale des officiers mariniers (FNOM)
- L’Union nationale des retraités de la Police (UNRP)
