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Le site de la Section Languedoc intéresse certainement tous les amis retraités de notre profession. Ils pourront lire et découvrir pas mal d’informations sur l’activité de leurs collègues, les travaux en cours, et les améliorations de la vie quotidienne.

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SNU-130-624

Ce jour, treize juin à 17h00, au centre IGESA de PALAVAS, avait lieu la cérémonie de fin de session du S.N.U.

Dans cette session, forte de 173 volontaires, les jeunes gens ont été invités à partager diverses activités et à respecter  un horaire strict où le téléphone brille par son absence.

Cela a démarré avec un lever des couleurs réglementaires suivi de l’hymne national, interprété par Mme NICAUD, soprano et repris à cappella par les volontaires, les porte-drapeaux et l’assistance réduite du fait de l’absence des autorités civiles ou les élus, empêchés en cette  période électorale.

Mme Laurence COLLAS, cheffe du service Départemental à la Jeunesse de l’Hérault était présente, de même que le chef de projet du SNU.

Mme COLLAS  a rappelé les objectifs du SNU, remerciant les cadres.

La session avait pris le nom de baptême de Delphine LE SAUSSE, qui, présente, a, dans son  propos, remercié  pour l’honneur qui lui était fait et précisait que les valeurs inculquées  correspondaient tout à fait aux siennes.

La remise des diplômes ou attestations ont été effectuées par la marraine, Mme COLLAS ou le représentant de la SMLH,  avant que les volontaires ne se livrent à un flash mob et au traditionnel jeter de casquettes.

Les autorités  ont remercié la douzaine de porte-drapeaux, dont celui de la Légion d’Honneur ou de l’AACRMI Aude (porté par son président)  avant de convier tous les participants au partage du verre de l’amitié.

La marraine Delphine LE SAUSSE, pharmacienne de son état, est au moins 16 fois championne du Monde de ski nautique (discipline   où elle a été  victime d’un accident  la rendant tétraplégique,). Cela ne l’empêche nullement, de participer  à l’heure actuelle à diverses compétitions de ski nautique ou alpin.

Il y a un mois, le 13 mai dernier Delphine LE-SAUSSE  a porté la flamme olympique lors de son passage à SĖTE.

Texte H. SABATIER                                                Photos M. FINOSKI                                                                                                                             

La traversée en chalutier…

                           LA TRAVERSÉE DES CHALUTIERS

 

62 ans après….Le Cercle Algérianiste de Montpellier, a organisé, ce 8 juin 2024, une visite mémorielle  qui a débuté au Port de SÈTE.

Le but  était de montrer, que  si la fin de l’Algérie , avait connu l’arrivée,  en masse , de rapatriés appelés plus tard «pieds-noirs» par bateaux  ou avions , il existait un autre moyen de «fuite» les chalutiers,  bateaux de pêche de 14 à 25 mètres , constituant un bien inestimable de patrons pêcheurs , qui outre le moyen de transport, sauvaient l’outil de travail.

A SÈTE, lieu d’arrivée de nombreux chalutiers d’Algérie, c’est le petit- fils d’un des patrons pêcheurs de l’époque, M.DIMAI, patron de l’Odyssée, qui a accepté la visite de son bâtiment et en a expliqué les rouages de la pêche , en mer , au chalut., aidé , en cela par M. Albert CAMPILLO, lui-même issu d’une famille de pêcheurs dont les bateaux ont été les premiers à accoster à Port-Vendres dès le mois de mai 1962..

Dès 15h 00, dans les locaux de la Maison du Pied  Noir de SÈTE, mise gracieusement à la disposition du groupe, une conférence  s’est déroulée  avec la présence  derniers témoins vivants ce cette « odyssée».

M.CAMPILLO  à l’aide de planches photographiques a resitué  les chalutiers et les ports de départ d’Algérie, Beni-Saf,  Arzew ou même Cherchell.

Mme DOMINGUEZ Marie Paule  , âgée de 15 ans au départ d’Algérie sur un des Chalutiers , en compagnie d’une grande partie de sa famille, a raconté avec force détails les diverses péripéties de son voyage , qui , à cause d’une panne s’est terminée dans le port de Melilla ( espagne ) où le père de famille a quitté seul le port avec le bateau pour se rendre   vers SANARY , tandis que la famille tentait de rejoindre  la FRANCE  et restait dans le train , de nombreux jours  en attente d’une adresse , enfin obtenue à MONTBElLIARD. Le père de famille retrouvant les siens …six mois après!

Le second témoin, Henri SABATIER (de SÈTE) né en 1944 à Cherchell, d’un, père lui-même né à Cherchell en 1914, a dès le lendemain de ses 18 ans obtenu un poste d’instructeur de scolarisation (enseignant auxiliaire) à Affreville.

Très vite et notamment après les accords d’Evian  le 19 mars, les conditions de vie  sont devenues très difficiles .Les enseignants titulaires étant partis ,Henri SABATIER est resté seul  dans l’école , à organiser de grandes garderies  avec l’aide de parents extérieurs.

Les nouvelles parvenant de Cherchell par ouie dire n’étant pas très rassurantes, muni d’un certificat médical « prescrivant le bon  air de la France» Henri  quittait   son poste et rejoignait Cherchell. Parvenu à destination, il a été  très vite l’objet « d’une manifestation  spontanée  de jeunes algériens» qui, en scandant son nom, l’ont accompagné au pied de son domicile .

 Aussitôt le père SABATIER Marceau, gardien de la paix , qui n’avait pas de solution de départ,  a décidé de faire partir ses enfants Henri et Claude , âgé de 15 ans ,  avec les chalutiers dont le départ était prévu au cours de la nuit

Vers 1h du matin  le 11 juin ,  grâce à une jeep de l’armée, Henri  et Claude ont pu se rendre au port où le patron du Chalutier le NADALII les a mis à fond de cale d’où ils ne sont ressortis que vers 13h en pleine  mer.

Une très forte tempête , dans le golfe du Lion a obligé le convoi de chalutiers  ( dont l’un était au grand père du député actuel M.LOPEZ LIGUORI) à se réfugier à Palma de Majorque .

Là, trompant l’ennui, à cause de la barrière de la langue, les pêcheurs et les passagers «clandestins» ont enfin compris que la Force du vent, force très  ne signifiait pas Force 13 mais 3 avant de quitter le port.

L’arrivée en France, à Porte-Vendres   le 16 ou le 17 juin s’est effectuée sans autre problème et mêlé aux  pêcheurs  locaux ils ont accosté, sans subir le moindre contrôle.

Ce soir-là , tous ont décidé de prendre le repas en commun  et un  des anciens pêcheurs  a fêté son 70ème anniversaire ?Au cours des conversations , pris d’un grand fou rire, il a expliqué qu’il avait un coq méchant chez lui ,  avait une pancarte COQ MECHANT, et pour pénétrer , utilisait une casserole . Il riait en pensant au bon tour joué aux futurs occupants  car il avait supprimé pancarte et casserole. Est-ce vrai, est ce faux??  A  l’heure actuelle il est impossible de vérifier.

Le lendemain, les deux frères  (MINEURS NON ACCOMPAGNES AVANT LA LETTRE) ont  rejoint Perpignan par un moyen totalement oublié.

Après avoir eu  contact avec un  membre de  leur famille, sont retournés très vite en centre-ville

C’est un gardien de la paix, qui les a aidés  en les conduisant à un foyer de la Poste où ils ont  pu se restaurer.

Ce même gardien  a pu avoir l’adresse des parents qui avaient quitté l’Algérie le 15 juin suivant  et se trouvaient  à URIAGE(Isère)

Sans aucun souvenir quant à l’achat du billet de train , les deux frères se souviennent d’un voyage particulièrement pénible , en pleine chaleur , au milieu de vacanciers , alors qu’ils étaient  chaudement vêtus ,avec des valises  dont les poignées avaient été remplacées par des ficelles …

L’arrivée  à GRENOBLE a causé une belle frayeur…deux gardiens de la paix en poste se sont précipités vers eux… Avec soulagement, ils ont ainsi appris que leur père, chaque jour, venait à la gare muni de leurs photos.

C’est à bord d’un fourgon de police, toutes sirènes hurlantes qu’ils ont retrouvé leurs parents au centre d’accueil des Alberges à URIAGE, provoquant   la curiosité et l’émotion des occupants.

Cette conférence s’est terminée par un exposé très documenté d’Albert CAMPILLO.

On pourra noter l’apparition discrète du député dont le chalutier du grand père a accosté ensuite à SETE  au cours de ce mois de juin 1962

Ces récits   ont démontré  que la mémoire ne retient que les grands traits … diverses actions au cours de ce voyage  n’ont pu être  concrétisés.

 

Texte  H. SABATIER                                                Photos A.M.BARRANDON

 

        

 

 

        

 

        

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